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R0ck'N'Punk
God Save The Queen

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1 God Save The Queen
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2 You Give Love A Bad Name
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MP3 : You Give Love A Bad Name

You Give Love A Bad Name

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  • Titre : You Give Love A Bad Name
  • Année : 2008

Paroles :

BON JOVII

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Baby-sitter à clef à molette dans la série « Allie McBeal » et remplaçant de Larry dans le c½ur de l'avocate névrosée, Jon Bon Jovi a été homme à tout faire, payé cinquante dollars la semaine, avant de devenir l'idole des jeunes. Aux Etats-Unis, si tous les chemins ne mènent pas à Rome, ils conduisent aux rêves et à la scène.

En 1983, John Bongiovi, né vingt ans plus tôt, le 2 mars, prépare le café et lave les sols, sur lesquels il se réveille souvent, du Power Station, légendaire studio d'enregistrement de New York. Pendant son ménage, tout le gratin du rock passe la grande porte. La nuit, profitant de l'aura et des studios vides, l'homme-orchestre à sceau et à balai enregistre ses propres morceaux avec des musiciens de passage prêts à jouer avec lui.

Sa démo en poche, il démarche les managers, les maisons de disques et les radios de New York et de Los Angeles. Approché par WAPP, et plus précisément par le DJ de la station, sans antenne aujourd'hui, John se voit offrir la possibilité d'apparaître sur une compilation réunissant plusieurs artistes locaux sans label. Cherchant à signer un contrat et à enregistrer un album, il hésite à faire partie du projet de Chip Hobart.

Finalement, il accepte et ne manque pas l'opportunité de sa vie et de sa carrière. La diffusion a lieu sur de nombreuses ondes et « Runaway » remporte un succès immédiat. Même non labellisée, sa chanson est un hit. WAPP veut organiser quelques concerts pour promouvoir son album et propose à John Bongiovi de monter sur scène. Aucun problème, sauf l'inexistence de son groupe !

En 1984, John fonde alors son groupe pour prendre le micro en public. Lassé par ses études, son vieil ami d'enfance, David Bryan, le rejoint avec ses claviers. John réserve la guitare à son voisin. Hector « Tico » Torres, le batteur de Franke & The Knockouts, et le bassiste Alec John Such viennent compléter le cercle de connaissances. En coulisses, Richie Sambora s'avance vers Bon Jovi et se dit fait pour ce groupe.

Quand il signe avec Mercury, Sambora a remplacé le voisin et John Bongiovi s'est changé en Jon Bon Jovi sur les conseils de son label. Ça sonne plus rock'n'roll et moins variet' italienne. Prenant le nom du chanteur à l'origine de toute l'histoire, le groupe s'appelle Bon Jovi. Alors que son album éponyme n'est pas encore sorti, la formation fait la première partie de ZZ Top au Madison Square Garden. En février 1984, « Bon Jovi » sort et inclut « Runaway ».

A l'époque, le groupe a toute la panoplie de la star fashion victim : le foulard coloré, le pantalon en cuir moulant et toute une quincaillerie de bijoux voyants. Bien sûr, pour rentrer dans la norme, il a les cheveux longs et l'eye-liner. Les Japonaises, nullement insensibles à son look, se précipitent aux guichets et achètent tous les tickets en trois jours.

En décembre 1984, après sa performance devant le public de Kiss et de Scorpions, la formation se rend en studio pour enregistrer son deuxième album. « 7800o Fahrenheit » sort en avril 1985. Un an plus tard, « Slippery when wet » paraît. Produit par Bruce Fairbairn et enregistré et mixé par Bob Rock, le troisième album marque les vrais débuts de Bon Jovi. « Wanted dead or alive », devenu l'hymne du groupe, « « Livin'on a prayer » et l'ensemble de l'opus sont un succès tel que Jon fait la couverture de « Rolling Stone ».

Particulièrement photogénique et télégénique, le rockeur à la gueule d'ange ne cherche que la reconnaissance de sa musique, mais il est particulièrement apprécié des caméras de MTV et des murs des chambres des jeunes filles.

En 1988, ceux qui déclenchent l'hystérie des fans sortent « New Jersey ». Après sa tournée mondiale, en 1990, le leader de Bon Jovi est approché par le comédien et réalisateur Emilio Estevez : il veut « Wanted dead or alive » pour son film. Finalement, Jon Bon Jovi compose une nouvelle chanson et sort « Blaze of glory », son premier album solo. En 1992, le groupe se retrouve à nouveau dans les bacs avec « Keep the faith » . Bon Jovi, rentré dans les années 90, change de look pour ne conserver que le rock. Star aux cheveux longs, Jon fait partie des nouvelles de CNN avec sa crinière réduite aux ciseaux. En 1994, « Cross road », compilation des meilleurs morceaux, avec deux inédits, paraît. « Always », une des nouveautés, sort en single et se vend à plus de trois millions d'exemplaires à travers le monde. Malgré le succès, Alec John Such, quitte la formation et se trouve remplacé par Hugh McDonald. En 1995, « These days » sort. Après la tournée, les chemins des membres se séparent et le groupe décide de prendre deux années sabbatiques. Jon, seul, sort en 1997 « Destination anywhere » et se concentre sur sa carrière d'acteur débutée en 1994.

Pour « En direct sur Ed TV » de Ron Howard, avec Matthew McConaughey, Jon, Ritchie et Tico – sans Dave, blessé à la main – se retrouvent pour enregistrer la chanson « Real Life ». En 2000, Bon Jovi est toujours dans la vie et l'actualité musicale : « It's my life », succès de « Crush », fait le tour du globe. En 2001, le groupe sort son premier album live – 1985-2001 : « One wild night ». Après la tournée, et avant d'enregister son nouvel album en studio, Bon Jovi envisage de courtes vacances. Mais le 11 septembre bouleverse le monde et l'emploi du temps de John et Richie. Ils tournent pour la Croix Rouge avant d'honorer les sauveteurs et de récolter des fonds, avec le reste de la formation, pour les victimes du World Trade Center. « Bounce », aux textes inspirés par l'attaque terroriste et le courage du peuple américain, sort en 2002. En 2003, Bon Jovi rentre en studio avec Pat Leonard, qui a travaillé avec Elton John et Madonna, pour de nouveaux arrangements. « This left feels right », les meilleurs titres réenregistrés, sort en novembre. En 2005, après avoir fêté ses vingt ans de carrière, « Have a nice day », le nouveau Bon Jovi, est en vente.

# Posté le mardi 06 mai 2008 13:21

Modifié le mardi 06 mai 2008 13:49

MP3 : God Save The Queen

God Save The Queen

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  • Titre : God Save The Queen
  • Année : 2008

Paroles :

SEXX PIISTOLS


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Si les Ramones ont donné naissance au rock minimaliste et brut de coffre qui influencera considérablement le futur punk rock british, l'esprit punk quant à lui, ne peut pas être mieux incarné que par les Sex Pistols, devenus une véritable référence en la matière. Provocants, rageurs, et bordéliques, prophètes du « Do it yourself » et du «No future » attitude, les Pistols ont considérablement bousculé le vieux rock boursouflé, corrompu et sans saveur des 70's ainsi que l'Angleterre ultra conservatrice de l'époque, ouvrant la porte du star system à des musiciens moins techniciens que bordéliques, plus rentres-dedans que perfectionnistes, plus virulents que machines à fric...Enfin, le rock avait de nouveau un sens ! Grâce à eux, mais aussi aux Clash et aux Buzzcoks, les Pistols redonnèrent une âme à la révolte, du feu et de l'énergie stoogienne au rock, même si l'on s'est longtemps interrogé sur la véracité de l'engagement politique et social de ce groupe anglais totalement déjanté. En effet, on a souvent pensé que c'était leur manager, Malcolm Mac Laren, qui fut à l'origine de tous les scandales, fanfaronnades et insultes pistoliennes, le manager maîtrisant particulièrement bien la manipulation médiatique. Par ailleurs, Mac Laren, très au fait des courants rock émergeants (il fut aussi le manager des New York Dolls) et gérant d'une boutique de fringues très hot, a non seulement présenté les deux amis d'enfance Steve Jones (guitariste) et Paul Cook (batteur) à Glen Matlock (bassiste) et au chanteur John Joseph Lydon dit Johnny Rotten (Johnny « le pourri », à cause de ses dents mal en point...), mais le manager a aussi totalement relooké les quatre Pistols, leur apportant ce fameux style punk, de l'épingle à nourrice aux fringues déglinguées. Enfin, c'est Mac Laren qui suggéra au groupe de prendre le nom de « Sex Pistols », qui était initialement le slogan d'un des tee-shirts en vente dans son magasin. C'est la raison pour laquelle beaucoup de critiques ont considéré que c'est plus Mac Laren que les Pistols qui a été à l'origine de la révolution punk en Angleterre. Toutefois, si on n'est toujours pas sûr en 2006 de ce qui fait partie de la légende et de ce qui appartient à l'histoire véritable histoire des Pistols (c'est ça aussi, la magie du rock ! ), on ne peut que constater qu'à la suite de ce groupe de fous furieux, se sont créés moult groupes de punk, des Clash aux Jam, en passant par The Damned, ou encore Siouxsie & The Banshees...Ce qui est déjà la preuve que les Pistols étaient loin d'être un groupe préfabriqué. De plus la désinvolture à l'extrême des Pistols comme leurs textes méga provoc' influencent encore aujourd'hui de très nombreux groupes de rock et musiciens, dont la plupart sont pourtant nés bien après « God Save The Queen »... Les Sex Pistols ont donc vu le jour en 1975, dans la boutique de Malcom Mac Laren. Très vite, Johnny Rotten s'impose comme le leader des Pistols, et avec ses acolytes, défraie la chronique d'abord sur scène, puis en balançant en 1976 un premier single acide, provoc' à souhait et totalement révolutionnaire : « Anarchy in the UK ». Les Pistols se retrouvent ensuite dans une émission TV où Steve Jones ne tarit pas d'insultes en tout genre. Leur prestation télévisuelle fait alors scandale dans tous les journaux, et les Pistols se font virer d'EMI, leur label, illico presto. Quelques temps après, c'est le batteur Glen Matlock qui se fait exclure du groupe. Il sera remplacé par le désormais célèbre Sid Vicious, icône punk par excellence qui ne sait pas faire un note correcte à la basse, mais qui est un bon pote de Rotten, et qui cultive à l'extrême les adages punk, du « No Future » au « Do It Yourself ». Après leur éjection d'EMI, Les Pistols se trouvent une nouvelle maison de disque, A&M, mais se font jeter une fois de plus après avoir forcé sur le scandale. C'est Virgin finalement qui acceptera de sortir en 1977, leur décapant « God Save The Queen ». Le photo de la reine d'Angleterre avec une épingle à nourrice dans le nez et les paroles corrosives de ce titre désormais culte font de nouveau sensation et retourne la presse britannique dans tous les sens, mais cela n'empêche pas les Pistols (loin de là !) de donner un concert sur un bateau pendant le jubilée de la reine en brayant « God Save The Queen » : résultat, le groupe se fait embarquer par la police qui recevra à son tour un flot d'insultes...Les Pistols sont alors au sommet de leur punk attitude, et tout le monde en Angleterre ne jure plus que par le « No Future, no future, no future for youuuu ! » Après la parution de deux singles, « Pretty Vacant » et « Holidays In The Sun », les Sex Pistols sortent leur premier et unique album, « Never Mind The Bollocks, Here's The Sex Pistols ». Le disque fait un véritable carton, malgré les réticences de certains disquaires à mettre l'album en rayon. Puis le groupe donne un concert en Grande Bretagne avant de partir en 1978 en tournée aux USA. Mais après deux semaines seulement de concerts aux States, Rotten lâche le groupe et part fonder Public Image Limited (PIL). Mac Laren essaye alors de convaincre les autres membres des Pistols de continuer, en vain. Cependant on peut toutefois à cette époque retrouver Sid Vicious tout seul sur scène, et l'entendre par ailleurs reprendre le célèbre « My Way » (le « My Way » de Sid est aujourd'hui aussi culte que la version de Sinatra...). Mais à la fin de l'année 1978, Sid Vicious est accusé d'avoir assassiné son amie Nancy Spungan dans une chambre d'hôtel new-yorkaise. Mac Laren paye la caution pour qu'il sorte de prison, mais Sid Vicious n'aura pas l'occasion d'assister à son procès : il meurt d'une overdose d'héroïne, le 2 février 1979, symbolisant définitivement la mort des Pistols, mais aussi du punk. Les Pistols n'ont cependant pas dit leur dernier mot puisque vingt ans après leurs premiers scandales punk, le groupe remonte sur scène, avec Glen Matlock à la basse, comme aux premiers jours. Cette tournée sera suivie de la sortie d'un live, « Filthy Lucre Live ». Par la suite, d'autres live et best-of sont sortis, mais honnêtement, le revival 90's des Pistols n'a rien à voir avec les Pistols des années 70, Lydon et sa bande semblant plus préoccupés par leurs comptes en banque que par l'avenir du punk...Pour vraiment revivre le punk d'époque, le mieux est de se procurer l'excellent documentaire « The Filth and The Fury » de Julien Temple.

# Posté le samedi 26 avril 2008 13:09

Modifié le mardi 06 mai 2008 13:38